Après un petit pétage de plomb suite à une trèèèès
mauvaise ambiance au taf-ce qui est un peu ennuyeux quand on habite sur son
lieu de travail-ça n’a fait ni une ni deux !Un tupper de pasta plus loin
et je prenais la route avec Romain,direction Queenstown via la côte ouest.
Depuis le temps qu’il me faisait les yeux doux,ce
panneau west coast en plein centre ville !
L’excitation du départ,on empacked frénétiquement ses
ptites affaires-les plus chaudes bien sur,car comme ça se vérifie
systématiquement,en voyage,il fait le temps opposé à sa garde robe !
Nous avons traversé Springfield sans trouver Homer,et ce
n’est pas faute de l’avoir cherché !Mais à vrai dire,nous n'étions même pas sur d'etre dans une ville.Une rue parallèle à la nationale,avec une dizaines de maisons...that's it!Et si proche de Christchurch,l'hallu.
L’approche des Alpes dans la luminosité de fin de journée
était magnifique ;des montagnes tel un mur abrupte au fond d’une plaine
immense.Et la première montée,sur Porters Pass,annoncait bien la
couleur !20,25 km/h !C’est super les vans qui se trainent,ça permet
de profiter pleinement du paysage !Romain était même debout à
l’arrière,bombardant de photos par le toit ouvrant,en toute sécurité.Ca me
rappelait la vespa à deux,on a le temps d’observer les abeilles butiner sur le
bord de route.
Et tout à coup,au milieu de rien-ça,gardez le bien en
tête car je ne vais l’écrire qu’une fois,sinon,je vais être redondante.On a
fait plus de 1500 km et c’est hallucinant,il n’y a personne dans ce
pays !Et ce n’est pas faute d’avoir des décors de fou !-des gros
cailloux tout bizarre !Castle Hill.Un formidable terrain de jeu pour les
grimpeurs.et pour tous ceux qui ont un peu d’imagination…
Vers Arthur Pass,sur l’Otira viaduct,qui rappelle la
route menant à Tigne,nous nous sommes fait une de ces frayeurs,encore une de
leurs fameuses descentes !(j’oubliais,Moune,Marie,skip this part).Une
belle longue descente bien pentue,jonchée de feu-rouge évidemment-pour cause de
travaux,a mis les freins à rude épreuve.Une sale odeur émanait des freins,mais
le plus pentu étant derrière nous,il vallait mieux poursuivre.
Après moult hésitations tant nous avons croisé d’endroit
de rêve où squatter,nous sommes arrivés sans encombres pour passer notre
première nuit au bord d’un lac vers Inchbonnie.Au petit matin,lorsque j’ai tiré
le rideau pour savoir ce qui nous attendait,surprise !Les montagnes,le
lac…plus rien !Rien qu’une épaisse brume,qui s’est finalement désintégrée
pour laisser place à un énorme soleil.Ouf !